mercredi 10 juillet 2013

Comme des images

J'ai déjà parlé de Lettres de mon hélicoptêtre, mon prochain album, qui sortira chez Sarbacane l'année prochaine!

Je peux maintenant annoncer mon autre petit nouveau, Comme des images, mon prochain roman ado qui sortira aussi chez Sarbacane et aussi l'année prochaine!

Enfin, plutôt 'grand' nouveau que petit nouveau, car comme pour La pouilleuse, on est un peu à la limite entre adolescence et âge adulte...

Et il sera publié dans la légendaire collection Exprim', dirigée par Tibo Bérard, qui fait un peu partie du Saint Graal de ma bibliothèque imaginaire de livres de moi-même, donc après ça il me reste à publier un J'aime Lire et un Gallimard collection blanche et ensuite je peux prendre ma retraite.

Et de quoi est-il question?

D'un prestigieux lycée sur une montagne avec une tour qui a un visage d'évêque revêche.

D'images qui n'auraient jamais dû être envoyées comme ça, à tout le monde, simplement à cause d'une banale rupture.

De ceux qui regardent, et de ceux qui ne regardent pas.

D'une journée où tout devient soudain moins solide et moins logique.

D'amitiés qui ressemblent à s'y méprendre à des amours.

D'un corps tout cassé dans la cour.

Et on observe tout ça à travers des jumelles.

Twins Grace and Kate Hoare 1876


J'en dirai plus quand il sera temps!

A bientôt!

samedi 6 juillet 2013

Dernières nouvelles du front

Je sais, je sais, ça fait des lustres que je n'ai pas écrit sur ce blog (depuis les 'vacances' inopinées) et donc il fallait que je fasse une petite update.

Mais j'avais de bonnes raisons de ne pas écrire, car j'étais très occupée figurez-vous à changer d'appellation!

je ne suis plus Mademoiselle Beauvais !

(Alors là y a ceux qui se disent:
  • Elle s'est mariée avec un lord anglais et elle est devenue Mrs Montgomery-Willoughby of  South Cheshire. Elle fait désormais de la chasse à courre et fouette des paysans.
  • Elle a changé de sexe et est devenue M. Clément Beauvais.
  • Elle est devenue papesse et s'appelle désormais Sa Sainteté Clémence I.
  • Elle s'est reconvertie en Indienne de BD des années 70 et s'appelle maintenant Petite-Pluie-Qui-Mouille-La-Mousse-Des-Bois.)

Hé bien non! je suis désormais Dr Beauvais, car j'ai passé ma soutenance lundi dernier. C'était rien chouette! ensuite j'ai eu un beau bouquet de la part du boyfriend et un autre de la part de mes amis et puis plein de cartes et on a fait des agapes pour célébrer ça.

the bouquet


L'occasion d'annoncer à tous ceux que ça intéresse (probablement 0,001% de la population visiteuse de ce blog) que je suis en train d'écrire le bouquin tiré de ma thèse, qui sortira l'année prochaine en angliche et qui, si ça se trouve, changera la face du monde, mais si ça se trouve, non. Il s'appellera The Mighty Child, "l'enfant puissant". Cool ou bien?

A part ça il se passe des trucs fun, par exemple, j'ai la couv de mon deuxième tome de Sesame Seade, Gargoyles Gone AWOL, qui est toute mignonne et finalisée:

LES ENFANTS NE FAITES PAS CA CHEZ VOUS

Gargoyles Gone AWOL, ça veut dire, en gros, 'Les gargouilles ont déserté', mais ça sonne pas terrible en français, alors qu'en anglais ça sonne génial: gargoïlzgonnaywol, ce qui est impossible à prononcer et donc j'ai l'air de me noyer dans ma propre salive à chaque fois que j'essaie de dire le titre.

Et sinon il s'est passé des trucs bien côté français aussi, car je viens de signer un contrat pour un joli projet sur lequel j'ai énormément bossé, grâce à Ze Editor. Je parlerai de tout ça très prochainement mais voici deux indices:



Et là vous vous dites tain ça fait au moins le 103e billet de blog où elle nous parle que d'elle et de ses projets cette grosse mégalo alors que je ne lis son blog que pour apprendre des trucs sur la littérature jeunesse!

oui oui ça reviendra!

allez baï-baï les amis

Clem

dimanche 26 mai 2013

Divers d'été

Juste un petit mot avant de partir en VACANCES oui en VACANCES je pars en VACANCES 

(je me laisse digérer l'information)
...
...
On reprend le service normal.

Donc ces dernières semaines j'ai rendu ma thèse (youplaboumdidamdidoum) et du coup, depuis lors, j'ai droit à une avalanche de questions du genre:

"Alors c'est la belle vie maintenant que t'as rendu ta thèse?"
"Alors on se la coule douce?"
"Alors ça fait du bien d'être libérée?"

Et là je pleure et je pleure et je pleure et entre deux sanglots j'explique qu'en réalité j'ai eu quatre fois plus de boulot dans les deux semaines suivant la remise de ma thèse que dans toute ma vie jusqu'à maintenant, puisque j'avais dit à tous ceux qui voulaient que je fasse des trucs pour eux - "Oui oui, no problémo, tinkièt mon pote, no souci, je fais ça dès que j'aurai rendu ma thèse".

Et comme, malgré ma discrétion légendaire sur Facebook et Twitter, il se pourrait que quelques photos de moi-cum-thèse aient filtré (juste quelques-unes) ainsi que quelques billets de blog (oh à peine) et quelques statuts et commentaires (mais pas trop trop), les gens qui m'avaient demandé des trucs se sont tout à coup réveillés, et hello les emails qui disent en substance:

"Hé salut Clem et félicitations pour ta remise de thèse! ça doit être trop le fun et l'éclate chez toi maintenant! et donc tu te souviens quand on avait dit que tu nettoierais mes écuries en détournant deux rivières de leur lit quand t'aurais le temps après avoir remis ta thèse? Alors tu viens demain? Je t'attends biz biz Augi@s".

J'ai donc dû: 
- écrire un article sur le motif du singe dans le folklore et les contes de fées (oui oui, et non non, en effet, ça n'a rien à voir avec mes recherches)
- faire des Corrections Absolument Enormes sur un livre qui va peut-être être publié par *biiiiip* et qui est sur *biiiiip*, faire des Corrections Absolument Enormes sur un projet de série qui va peut-être être publié par *biiiiiip* et qui est sur *biiiiiiip*, commencer à écrire un Enorme Bouquin que je vais publier avec *biiiiiip* et qui est sur *biiiiip*
- et enfin payer ma cotisation à la Charte. Pardon la Charte. C'est mal, je sais. Mais j'espère que tu m'as pardonnée maintenant. On est copines encore?

Donc du coup ça fait deux semaines que c'est absolument le contraire du 100% de marrade quand je dois répondre aux questions bien intentionnées des gens qui s'imaginent que je dors désormais jusqu'à midi, que je roule de mon lit jusqu'au micro-ondes pour me manger un cheeseburger, et que je vais me recoucher illico avec l'intégrale de Friends.

Alors là je sais pas pourquoi je suis partie là-dessus (les dix mille paragraphes précédents) car ça n'a rien à voir avec ce que je voulais dire au départ, qui est la chose suivante:

Les gens sont... ils sont... enfin, je reste polie, mais ils sont parfois... enfin...?

Voilà des petites phrases auxquelles j'ai eu le droit récemment.

Suite à la sortie du premier bouquin de ma série des Sesame Seade, en Anglicheland:

Scène 1: Dramatis personae: Vague connaissance; myself

Vague connaissance: Ah j'ai vu sur Facebook que tu étais publiée? Ca sort quand? Ah! J'ai hâte de lire...

ATTENTION PETIT JEU: complète la phrase!

... hâte de lire quoi, à ton avis, cher lecteur de blog? On pourrait penser, logiquement, suivant les règles de politesse et d'hypocrisie en vigueur, que la réponse est 'le livre'. Non?

Réponse: "J'ai hâte de lire les critiques!"

Je... hein? Les critiques? Tu as hâte de lire les critiques? Donc tu ne vas même pas me faire croire, ne serait-ce que par absolue mauvaise foi, que tu as hâte de lire le livre, mais par contre tu m'informes que tu vas lire les critiques? T'as eu combien à l'épreuve de vie sociale au bac?

Bon, au moins on ne peut pas l'accuser d'hypocrisie.

Scène 2:
Dramatis personae: un ami proche; une vague connaissance; myself.

Ami proche: blablabla Sesame Seade blabla
Vague connaissance: C'est quoi Sesame Seade?
Ami proche: C'est le livre de Clémentine.
Vague connaissance: Ah bon t'as écrit un livre?
Ego (avec le degré approprié de rougissement + tête baissée): Voui voui.
Vague connaissance: Et t'en as vendu combien? 

Alors là quand même ça mérite la palme d'or des 'Et t'en as vendu combien': à peu près à 0,001 seconde après avoir appris l'existence dudit livre.

Ceci m'a mené à formuler une

PETITE THEORIE AVEC EQUATION:

Après trois ans, je suis arrivée à la conclusion que (éditeur et maman/papa non compris) l'intérêt des gens pour le nombre d'exemplaires vendus de ton livre est inversement proportionnel à leur intérêt pour le livre itself. Cette petite équation devrait vous aider à vous repérer:

Nombre de fois où x demande si le livre se vend bien/ combien tu as gagné sur le livre/ etc = 
- [moins] intérêt pour le livre lui-même 

Exprimé en degrés d'intérêt (DI) où tout nombre inférieur ou égal à -1 DI veut dire "j'en ai strictement rien à foutre".

Donc par exemple, quelqu'un qui te demande trois (3) fois à combien d'exemplaires ton petit dernier s'est vendu en est à -3 DI quant au livre en question, et donc à peu près au niveau du "Ton livre, j'en ai tellement rien à foutre que j'ai aucune idée même de ce dont ça parle et que je m'en tamponne tellement le coquillard que jamais je n'irais déranger Monsieur Google pour me dire de quoi il retourne. Mais sinon t'en as vendu combien?"

Certains, cependant, font du googlage. Autre fabuleux moment de WTF ces derniers temps:

Email de Quelqu'un Que Je Ne Connais Pas: 'Chère Clémentine, ceci pour vous dire que j'ai googlé votre livre et que je ne l'ai pas trouvé sur une plate-forme gratuite. Pourriez-vous m'indiquer où trouver cela s'il vous plaît.'

Mais bien sûr mon pote et tu veux aussi que je vienne te faire un massage des doigts de pied avec ma langue?

Dans la même veine, côté universitaire:

Email de Quelqu'un Que Je Ne Connais Pas: 'Chère Clémentine, je suis en train de faire des recherches sur la littérature jeunesse mais il est difficile de trouver des sources sur ce sujet. J'ai trouvé votre blog et je vois que vous étudiez dans ce domaine. Pourriez-vous m'envoyer 1) une liste d'ouvrages indispensables à lire 2) une synthèse des positions actuelles dans ce domaine 3) votre position personnelle sur la question de l'idéologie et la qualité dans la littérature jeunesse. Je vous citerai bien sûr dans mes recherches. Merci."

Tu me citeras? tain c'est trop gentil!
 
C'est tout ce que j'avais à dire. Il fallait que je partage. Et vous les amis, quelles remarques ou emails délirants avez-vous reçus ces derniers temps?

dimanche 5 mai 2013

Rollerskates et Hélicoptêtres

On commence par la nouvelle-qui-n'est-pas-liée-à-Sesame? Ok! alors la voilà: l'année prochaine, je serai maman d'un beau nouveau joli petit album chez Sarbacane, et que s'apelerio Lettres de mon hélicoptêtre !

Je sais pas encore qui ni quand ni où ni quoi question illustrateur ni date, donc c'est encore plus préliminaire comme annonce que celle de la grossesse de la belle Kate, mais ça risque d'être bien chouette. Il est question d'une gamine qui part faire un tour du monde en hélicoptêtre. En quoi? Ben vous verrez.

Allez, maintenant on retombe sur les niouzes angliches, avec un petit débrief de soirée de lancement de Sleuth on Skates!

C'était rien fun car il y avait dans les 50-60 personnes, qui étaient toutes plus ou moins des ami/es de moi (oui oui, on dirait pas comme ça mais il y a des gens qui peuvent me blairer) et que j'avais attirés en leur faisant miroiter des boules au chocolat de Lindt (vous voyez les trop bonnes avec du fourrage là).

Il y avait des piles de Sleuth on Skates déjà en réduc'! (ils veulent s'en débarrasser vite apparemment)

Trois pour le prix de deux! allez ma bonne dame on se laisse tenter
Il y avait l'illustratrice, la magique Sarah Horne, qui tient ici entre ses mains une incroyable tête en peluche/ demi-poupée-vaudou/ marque-page faite main par l'une des invitées à partir des dessins de Sesame!


On a dédicacé des tas de bouquins achetés par nos amis qui voulaient s'approcher des boules en chocolat de Lindt susmentionnées et qui n'osaient le faire sans acheter un livre en même temps (car les Anglais sont très polis comme ça):

oui j'ai une grande oreille apparemment
Ensuite on a pris des photos avec l'équipe de production de Sesame...






De gauche à droite: Rebecca la publiciste, Ellen l'éditrice du livre, Kirsty mon agente, moimem, Rachel l'éditrice des volumes 2 et 3, et Sarah.

Et voilà, c'était bien rigolo et assez épuisant. Sleuth on Skates proprement lancé (contrairement à certain missile balistique français), je retourne à mes moutons, c'est-à-dire à ma thèse de doctorat (je vous ai dit que j'étais en train de finir ma thèse de doctorat? j'en parle si peu, ça doit être une grosse surprise), que je rends vendredi (si les dieux sont d'accord).

Et à ce moment là, les potes, WE'LL HAVE A PARTY OH YEAH


allez à plus.

Clem

jeudi 25 avril 2013

Sesame online

Pour ceux qui peuvent un peu blablater et lire en anglichois, allez donc jeter un oeil au site officiel de ma série des Sesame Seade, qui sort en Angleterre la semaine prochaine!

Ca se passe ICI!

Le premier s'appelle Sleuth on Skates (Détective en patins à roulettes). C'est un livre à marrade et si vous décidez de l'acquérir j'espère bien qu'il vous fera rire (t'as vu ça rime).


lundi 22 avril 2013

Chronique-Fiction, nouvelle forme d'écriture

J'ai découvert très récemment l'existence des 'Chroniques-Fictions'. Et vous, vous connaissez?

Moi ado, n'écrivant pas des chroniques-fictions

C'était lors d'une intervention en classe de 5e à Bordeaux. Je demande toujours aux élèves s'ils écrivent et ce qu'ils écrivent. L'une d'entre elle me dit: "Des fictions". Je ne tique pas, pensant qu'elle veut dire des romans. Mais un peu plus tard elle me demande:

- Mais vous, madame, vous écrivez des fictions?

Moi:

- Euh... ben, oui, tout ce que j'écris, c'est de la fiction.

- Non, mais pas de la fiction. Des fictions. Des chroniques. Des fictions, quoi.

Un peu perplexe, je demande à la jeune fille de m'expliquer de quoi il s'agit, et avec l'aide de ses amies elles m'expliquent ce qui suit.
La chronique-fiction, ou chronique ou fiction (je ne suis pas sûre d'avoir compris exactement comment on appelle ça), c'est une forme de narration qui a lieu sur des pages Facebook réservées à cet effet - par exemple ici ou là. Sur ces pages, qui sont apparemment très liées à des groupes de musique ou des célébrités (les jeunes filles de ma 5e étaient toutes des adeptes des One Direction), les ados écrivent des statuts qui sont en réalité des mini-chapitres d'histoires concernant ces célébrités en question.

Donc par exemple, on peut avoir, comme me l'explique la jeune fille de l'autre jour, une histoire où "il y a des filles qui inventent qu'elles ont rencontré les One Direction, qu'elles sont allées dans leur loge, tout ça". Une écriture, en fait, entre le roman et le rêve éveillé. 

Je leur ai demandé quel était le but, et elles étaient catégoriques: c'est d'avoir beaucoup de 'J'aime', de commentaires et de partages.

Je leur ai aussi demandé si certains faisaient ça par blog, mais non, personne dans la classe n'avait un blog - tout se faisait par Facebook (alors que techniquement ils n'avaient pas le 'droit' d'être sur Facebook, comme leur professeur s'est empressée de leur faire remarquer).

Bref, j'ai trouvé ça très intéressant et je me demandais si certains papas/mamans d'ados ici avaient entendu parler de cette nouvelle forme d'écriture? Il existe très peu de ressources sur Internet expliquant ce nouveau phénomène, mais je suis sûre que certains de mes potes universitaires vont vite s'en charger.

Billet rapide, ça ne me ressemble pas. Mais j'ai du pain sur la planche. A pluche!

Clem

mercredi 17 avril 2013

La nostalgie des livres à venir

Donc l'autre jour j'ai lu Voyage au centre de Paris, d'Alexandre Lacroix, qui est un roman fort bien tricoté, où l'on apprend des dizaines de choses sur Paris, où l'on passe de jolie phrase en jolie phrase, et où tous les philosophes de la grande encyclopédie mentale de l'auteur se bousculent élégamment.

Il y a une expression dans ce lacis de rues et de références littéraires qui m'a sauté aux yeux: le narrateur parle de, je crois, Rilke, et d'écriture et de jeunesse, et il dit qu'il ressentait en tant que jeune écrivain une sorte de "nostalgie des livres à venir".

Oxymore total, évidemment, puisque la nostalgie c'est, étymologiquement, la fameuse 'douleur du retour', le regret de n'être plus où on était avant - donc comment peut-on avoir la nostalgie de quelque chose qui n'est pas encore arrivé? Et pourtant je comprends tout à fait ce qu'il veut dire. Pour moi aussi, c'est comme si j'avais déjà en tête mes 'livres à venir' -  livres pour enfants, livres universitaires, livres pour adultes... Ils paraissent tellement réels qu'ils sont presque palpables, je les 'vois' sur mon étagère de Mes Livres à Moi, ils existent déjà, c'est certain - même si je serais bien incapable de vous dire ce qu'ils racontent. Ils sont simplement en attente, alors je les guette avec confiance.

Mais le problème, évidemment, c'est que cette bibliothèque de livres prévus ne cesse d'être trahie par celle qui se constitue réellement. Aucun livre que j'écris ne me plaît assez pour en faire partie; je perçois donc tous mes livres réels comme faisant partie de la fausse étagère, l'étagère qui est là pour accueillir les avortons et les brouillons en attendant que la vraie, la vide, se remplisse des vrais livres à venir. Ce sont ceux-là pour lesquels j'ai de la 'nostalgie', vers lesquels j'ai la 'douleur de retourner' dès que l'euphorie de l'écriture d'un nouveau livre réel est passée... et que j'identifie encore une fois ce nouveau bébé comme faux, comme pas-encore-ça. 

Donc quand on me parle de mon dernier bouquin en date, j'ai toujours envie de dire: 'Non, non, attendez le prochain, il sera mieux!'. Mais bien sûr qu'il ne sera pas parfait non plus et sera donc faux, une erreur, une imposture, il ira décorer la fausse étagère en attendant les vrais livres à venir. 

Oui ok, il y a du Clément Rosset et du Nicolas Grimaldi à fond les ballons dans ce que je raconte, au cas où vous vous demanderiez ce que je bouquine en ce moment. Mais rassurez-moi, les potes auteur/es, vous aussi, ça vous fait ça?...

Allez, à plus. Je vous promets que le prochain billet de blog sera mieux. Et après j'ouvrirai un vrai blog. Celui-là, c'est juste en attendant.

U PDATE: coïncidence ou sérendipité, cette petite phrase retrouvée dans Pyrrhus et Cinéas, de Simone de Beauvoir, ce matin... ‘L’écrivain est impatient d’avoir fini ce livre pour en écrire un autre: alors, je pourrai mourir tranquille, dit-il, mon oeuvre sera achevée’ (p.254)