jeudi 19 mars 2015

La tête dans le guidon

Bric-à-brac de tintamarre de vacarme de nouvelles en vrac...

... surtout autour des Petites reines, qui sort très vite bientôt le 1er avril! Allez, teasons, teasons:



Je trouve ces 20 secondes parfaitement coolissimes, étant donné qu'elles exhibent avec enthousiasme une abondance de saucisses en chapelets. Il y a un chaton mignon tout rond, ce qui n'est pas pour me déplaire, et aussi un vélo, dont on trouvera trois exemplaires dans le livre en question.

Le félin s'appelle Babyboule. Il est beaucoup trop gourmand.

J'ai aussi donné quelques interviews autour de la sortie des Petites reines, et de son acolyte pour plus jeunes Carambol'Anges:

- Ici chez les bien-nommés Bob et Jean-Michel
- là chez Marinette
- ici chez Gaëlle la libraire!

Il y a déjà quelques chroniques des Petites Reines, par Audrey, Bob et Jean-Michel, Marinette!

On a aussi eu de jolies chroniques avec Anne Rouquette pour les Lettres de mon hélicoptêtre. Les Belges en ont fait un petit article dans le Soir:



...et je suis heureuse qu'Anne Loyer l'ait aussi aimé!

...ainsi que Gaëlle la libraire!

Quoi d'autre? Récemment, j'étais à Alençon à l'occasion du prix A-fictionados. En plus d'être hébergée chez des gens charmants, avec la très chouette Hélène Vignal, et traitées comme... eh bien, comme des petites reines, on a pu voir un peu la région et répondre aux questions des ados sur nos bouquins - de mon côté, c'était Comme des images, du côté d'Hélène, Casseurs de solitudes.

Comme souvent je suis impressionnée par la qualité des questions, la profondeur de réflexion des ados autour de ces livres. Et par l'audace et l'énergie des profs et documentalistes qui n'hésitent pas à se lancer dans des projets longs, difficiles, comme de faire lire et étudier six livres (!) à leurs élèves pour le prix A-fictionados dans ce cas-ci. Que ferait-on sans de telles initiatives, partout en France? Ces volontaires et passionnés sont les infatigables caryatides de la lecture - merci!

Quelques souvenirs:


Saint-Céneri (merci Marc-Antoine de m'y avoir emmenée!)

idem, autre angle...
à la fantastique librairie du Passage à Alençon, chapeautée par Stéphanie qui est géniale
!
J'ai mangé cent mille milliards de fromages:


Voilà les amis, on en est là pour le moment. Là c'est la fin du trimestre et j'essaie désespérément de bosser un peu sur mon projet de recherche tout en me préparant à la sortie des Petites reines et de Carambol'Ange et, en Angleterre, des Royal Wedding-Crashers. J'ai pris du retard, ayant chopé une angine carabinée la semaine dernière sans doute à cause d'une visite scolaire. Chacun sait que les préaux sont plein de miasmes. MERCI LES ENFANTS! C'EST QUE DU BONHEUR.

Je les aime bien quand même va.

lundi 16 mars 2015

Dans ton feedly

Petit billet motivé par un message de Séverine Vidal sur Facebook, disant que Facebook est nul pour promouvoir les pages auteur (vrai), qu'il faut absolument réhabiliter les blogs (vrai), qu'il y a de moins en moins de commentaires sur les blogs (vrai).

Mais d'autres personnes ont ajouté que c'est plus difficile de suivre les blogs car ils ne sont pas regroupés en un même endroit sur un mur.

FAUX!

Les amis, vous n'avez pas d'agrégateur de blog? Il y en a plusieurs, ils sont super pour suivre vos blogs préférés, et je vous conseille fortement Feedly.

On s'inscrit, on y importe les blogs qu'on veut (c'est très facile) et on y accède en cliquant l'icône verte à la droite de la barre de recherche (à côté de la flèche qui va vers le bas dans l'image ci-dessous)

Ca ressemble à ça:


Tout à droite, les suggestions. Au milieu, un grand espace montrant un aperçu des blogs mis à jour récemment. A gauche, la barre verticale avec les blogs classés par catégorie.

Et quand tu cliques sur la page d'un blog en particulier tu peux voir les derniers billets. Ex: celui d'Anne-Gaëlle Balpe:



Voilà. Très simple, et si tu cliques sur un article tu peux (sauf si l'auteur du blog a désactivé cette option) le lire directement dans Feedly.

Exemple:


Voilà les amis. Il est donc très facile de s'abonner à des blogs et de les recevoir sur un seul et même mur, de manière lisible, agréable et aussi facile à 'zapper' si on n'a pas envie de lire tel ou tel article.

Joyeuse blogopromenade!

samedi 7 mars 2015

10 ans de hauts talents

Je copie éhontément mon pote Gaël Aymon qui a fait lui-même un billet pour célébrer les 10 ans de la maison d’édition pour enfants Talents Hauts

Quand je disais ‘Talents Hauts’, avant, on répondait ‘hein? Talon Haut?’.

Mais ça, c’était avant.

Maintenant, la petite maison d’édition formée par Laurence Faron et Mélanie Decourt est connue de tous les libraires et bibliothécaires jeunesse. Moi aussi, comme Gaël, je garde un attachement particulier à cette maison parce que Laurence et Mélanie ont été les premières à me publier. Mais je veux surtout rendre hommage ici à cette maison qui a tant fait dans la lutte pour les droits des femmes, en 10 questions-réponses…

1) Des livres pour enfants explicitement engagés, est-ce que c’est de l’endoctrinement?
J’ai une opinion assez claire sur ce sujet, dont j’ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog. L’idéologie peut être implicite ou explicite, et l’idéologie explicite n’est pas forcément la plus dangereuse. Certes, exprimer un point de vue sur le monde et l’enseigner aux enfants, c’est bien sûr espérer qu’ils le prennent en compte. Mais les enfants sont soumis à bien d’autres influences, beaucoup plus pernicieuses car ‘invisibles’: comme des caméléons, elles ont pris la teinte du papier peint; on ne les remarque plus. Ces influences, qui font partie de l’idéologie dominante, il faut les combattre, et il faut le faire de manière explicite ainsi qu’implicite.

2) Mais ces livres ne sont-ils pas trop didactiques?
Ca dépend! comme dans tous les cas de maisons d'édition engagées, et de livres engagés, il y a à prendre et à laisser. Mais aussi comme dans tous les cas de maisons d'édition normales... certains livres sont plus réussis que d’autres. Ce qui m'impressionne chez Talents Hauts, c'est que sur dix ans, elles ont constamment et intelligemment réajusté leurs attentes, peaufiné leurs techniques d’édition, cherché à transcender les genres (littéraires et autres!) et les approches pour justement ne pas tomber dans le didactisme. Maintenant, on a une maison d’édition à la production incroyablement bariolée, mûre, parfois drôle parfois sombre, et des livres qui gagnent de nombreux prix (voir Gaël Aymon bien sûr, mais aussi Florence Hinckel, Jo Witek…). Et des traductions de l’étranger. Et des nouvelles collections. C’est une maison qui a su évoluer, répondre à son public, s’adapter au climat politique aussi, et toujours se questionner soi-même tout en posant des questions à ses lecteurs.

3) La lutte pour l’égalité, est-ce vraiment nécessaire ces jours-ci?
J’aurais pu faire une longue réponse là-dessus, mais franchement, vu ce qui s’est passé ces dernières années et ce qui nous arrive maintenant en pleine figure, je ne pense pas vraiment avoir besoin d’argumenter.

4) OK, mais est-ce nécessaire d’en faire une ligne éditoriale?
Je suis heureuse qu’en France il existe une (et même plusieurs) maisons d’édition qui ne se contente pas de publier un livre de temps en temps qui parle de l’égalité, mais qui se déclare féministe et en fait vraiment son cheval de bataille. Ca envoie un message très fort, et je le ressens d’autant plus que là où je suis, en Angleterre, ce n’est pas le cas. On n’a pas de lignes éditoriales engagées, juste des éditeurs qui veulent vendre beaucoup, et pour qui l’engagement, de temps à autre, est simplement une stratégie marketing.

5) Justement, ça ne serait pas juste une stratégie marketing, tout ça?
Si si, c’est pour ça que Laurence et Mélanie vivent sur leur île privatisée et se déplacent en Aston Martin avec leurs bébés tigres des neiges, sirotant de délicats nectars de truffe… Ceux qui disent que l’engagement est un business me font bien rigoler. L’égalité homme-femmes, c’est l’antimatière du capitalisme et de son idéologie dominante. La promouvoir systématiquement, c’est s’opposer à tout un système économique, politique et culturel qui s’appuie, pour ‘vendre’, sur des stéréotypes qui ont une valeur pas seulement symbolique mais aussi marchande. Il y a des ‘niches’ d’acheteurs pour les livres engagés, c’est vrai, mais se lancer dans ce genre de ‘business’, c’est vraiment s’exposer à un ascétisme et s’imposer une éthique, ce n’est pas chercher un ‘filon’.

6) Les livres engagés, c’est bien gentil, mais ça serait pas seulement pour les bobos?
Si, beaucoup, c’est vrai. Dans les faits, la culture pour enfants est très inégalement distribuée. Mais justement, ce que Talents Hauts a fait depuis des années, c’est se démener comme des dingues pour que leurs livres arrivent dans les mains de tout le monde. Avec leur concours annuel, des classes de toute la France peuvent écrire un conte féministe et l’une d’entre elles le voit illustré et publié. Leurs auteurs, pour qui l’égalité a évidemment une grande importance, se rendent dans de nombreuses écoles et collèges pour parler de ces questions.

7) C’est quoi dis ton livre préféré de chez Talents Hauts, tata Clémentine?
Personnellement, Quatre Filles et Quatre Garçons de Florence Hinckel, une série maintenant publiée en gros pavé, hyper chouette, vivante, vraie, pulsante, acidulée, que j’aurais adoré lire étant ado. C’est quatre filles et quatre garçons qui sont amis, une de ces amitiés d'une intensité et d'une drôlerie forcenée, mais aussi fragile et tendre, une de ces amitiés qu’on ne peut avoir qu’à 15 ans. Ils ont tous des rêves, des problèmes et des comptes à régler, mais ils ont chacun toute l’énergie et la fraîcheur qu’il faut pour leurs contes initiatiques à eux. Ca se passe dans le Sud, et c’est drôle et intelligent et aussi magnifiquement bien construit, je le précise parce que c'est vraiment rare un roman ado dont la construction est aussi rigoureuse.

8) Y a-t-il d’autres maisons comme Talents Hauts?
‘Un peu comme’ Talents Hauts, il y a Rue du Monde. Et plus récemment, La ville brûle. Et de plus petites: Planète Rêvée, des Ronds dans  l’O, les Grandes Personnes…

9) T’aurais pas écrit d’autres trucs sur la littérature engagée, toi, sur ce blog?
Si, , et par exemple.

10) Et qu’est-ce qu’on leur souhaite pour leurs dix ans?

Peut-être paradoxalement, un monde où Talents Hauts n’aurait plus besoin d’exister sous sa forme actuelle, j’imagine…

Allez, joyeux anniversaire, Laurence, Mélanie, Justine, et autres complices, et tous les auteurs et illustrateurs auteur-e-s et illustrateurs/trices Talents Hauts!

dimanche 1 mars 2015

Résultats du concours Hélicoptêtre!

Lis ça, lis ça, hélicoptêtre que c'est toi qui as gagné!!!!

D'abord j'ai mis les noms de tout le monde avec des dessins de leurs meilleurs souvenirs...

t'as vu comment j'ai dessiné Séverine en train d'éternuer TCHOUM

Ensuite j'ai tout retourné et mis sous la garde de la clémentine en crochet...

REALISE SOUS CONTROLE D'UN HUISSER DE JUSTICE
 Et j'ai fermé les yeux comme ça >-< et j'ai fait pshfit pshfit avec ma petite main et ensuite j'en ai pioché une au pif et c'est...

Christelle dont l'histoire était fort jolie d'ailleurs (illustrée d'un foetus, oui je sais mon talent pour le dessin intra-utérin devrait me faire gagner le Turner Prize un de ces jours), et que je m'empresse donc de vous redire ici:

Incontestablement, mon plus beau, plus émouvant, plus touchant plus tout et tout et tout souvenir de vacances c'est ma petite number3 qui est revenue clandestinement avec nous de vacances et je l'ai découvert par un test de grossesse le jour de mon anniversaire - de mes 40 ans - jour où j'avais décidé que j'arrêterais de'espérer, d'y croire encore et encore et de me résoudre à oublier le rêve d'un(e) petit(e) troisième... Depuis c'est mon rayon de soleil! Voilà vous savez tout...

Vous conviendrez que c'est absurdement mignon!!! Christelle, envoyez-moi votre adresse à clementinemel arobase hotmail point com et je vous expédie fissa un Hélicoptêtre à faire bouquiner au petit rayon de soleil.

Les autres, je vous embrasse aussi et merci d'avoir participé! Il y avait beaucoup d'histoires de maladie, de considérations existentielles et aussi une paire de bottes. Que de souvenirs!


samedi 7 février 2015

Ecrire en bâillant

Après tout, me disais-je, peut-être le plaisir qu’on a eu à l’écrire n’est-il pas le critérium infaillible de la valeur d’une belle page; peut-être n’est-il qu’un état accessoire qui s’y surajoute souvent, mais dont le défaut ne peut préjuger contre elle. Peut-être certains chefs-d’œuvre ont-ils été composés en bâillant. (Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p.374)
Alors, les ami/es, question du jour: écrit-on toujours mieux quand on est tellement passionnée qu'on n'arrive pas à s'arrêter, que l'aurore darde ses doigts de rose par la fenêtre et qu'on s'aperçoit soudain (parce que le robinet de la salle de bains n'a pas été fermé et qu'on a les pieds mouillés par une inondation généralisée) qu'on n'a pas donné leur biberon aux triplés, que le chien a chié partout dans le salon, que le mari s'est barré avec la voisine du dessus et qu'un avion de la TransAsia s'est écrasé dans les hortensias du jardin?

A mon avis, non; on n'écrit pas forcément de meilleurs textes, qui passionneront plus les lecteurs, si on n'est pas toutes les trente secondes en train de regarder sa montre. Je ne dirais pas qu'être passionné n'aide pas - notamment parce que si ce qu'on écrit nous intéresse vraiment, on est, me semble-t-il, plus réceptif parfois à des idées vives et originales, ce qu'on appelle benoîtement l'inspiration. Mais ce que j'ai remarqué au fil des années, c'est qu'il y a finalement peu de corrélation entre les bouquins que j'ai vraiment adoré écrire et ceux qui fonctionnent vraiment avec les lecteurs.

Prenez par exemple La plume de Marie, qui reste l'un de mes meilleurs souvenirs d'écriture. J'ai adoré écrire ce livre. Je l'ai écrit en retenant mon souffle, complètement emportée par ma propre écriture. Je revenais à mon moi clémentinesque de sixième-cinquième, quand, fascinée par le théâtre classique, j'engloutissais tout Racine, Corneille et Molière et m'inventais dans ma tête des dizaines de scènes en alexandrins rimés sur le chemin du collège. J'étais à fond dedans.

oui j'étais très cool comme ado.
C'est donc avec moult pincements au coeur que je lis des chroniques de ce petit bouquin m'affirmant qu'il a été écrit 'pour correspondre aux programmes scolaires', ce qui est parfaitement faux. De nombreux lecteurs l'ont lu comme un exercice intellectuel d'une profonde sécheresse, alors que pour moi c'était véritablement un élan affectif, presque amoureux. En gros, ça a foiré.

tristesse infinie
Autre exemple, totalement opposé: La pouilleuse, qui a été difficile, lent et pas très plaisant à écrire. C'est un livre sombre, je l'ai abandonné après une semaine, repris un an plus tard, fini plutôt par sens du devoir que par passion; envoyé sans grande conviction à des éditeurs, qui tout de suite ont mordu. Et ça reste le livre dont on me parle le plus comme d'un roller-coaster, hyper prenant, etc. Quand je l'écrivais, pourtant, il n'avait rien d'hyper prenant, je vous demande de me croire.

Ensuite il y a les livres qu'on n'a pas aimé écrire ET qui ne marchent pas bien: la loose internationale. Je vais pas m'autocrucifier en donnant des exemples de mon propre corpus, mais il y en a.

Et puis l'idéal: un livre qu'on a adoré écrire, et pour lequel les lecteurs montrent un enthousiasme similaire. Ca ne m'est arrivé pour l'instant qu'avec mes petits Sesame Seade anglais, que j'ai écrits avec une joie absolue et en rigolant toute seule, et qui fonctionnent avec beaucoup d'enfants. C'est un immense plaisir de rencontrer une résonance comme ça, et ce n'est pas courant.

tout le fun et zéro de pas bien
Donc, des cas de figure très différents, des livres qu'on adore et qui ne marchent pas, des livres qu'on n'a pas aimé écrire et qui touchent une corde sensible. Il y a beaucoup d'incompréhension entre auteur et lecteurs. Des moments ou quelqu'un nous parle en bien d'un de nos livres qu'on n'aime pas trop, et on a envie de dire mais arrête, kestufous, lis celui-là plutôt! Des moments où un lecteur nous dit qu'il a préféré tel passage, qu'on a dû réécrire mille fois, sans passion et sans enthousiasme, un travail peu gratifiant, cérébral, inintéressant. Et au contraire, des lecteurs qui n'aiment pas - mais comment PEUVENT-ILS ne pas aimer? - des pages passionnelles et emportées par l'inspiration.

J'ai relu récemment les épreuves de The Royal Wedding-Crashers, qui sort en mai et qui est la suite des Royal Babysitters. Très franchement, ça a été une totale pain in the a## d'écrire ce bouquin. J'en ai bavé. Panne d'idées, impossibilité de lui faire faire ce que je voulais, etc. Une vraie corvée. Et ensuite, un travail éditorial monstre (enfin, rien comparé au travail Tiboesque, hein), boring et tedious.

je te hais, mais finalement je t'aime bien

Et pourtant, en lisant les épreuves... Je me suis dit hé bien, ça fonctionne nickel. It works. C'est un livre énergique, fun et insolent, meilleur d'ailleurs que les Royal Babysitters. Où sont les cicatrices de mes traumatismes d'écriture? Le texte les a résorbées.

Personne n'en saura jamais rien.

Ah oui, sauf que je viens de l'écrire sur mon blog, dammit.

Et vous alors, qu'est-ce que t'en penses?

mercredi 4 février 2015

Lettres de mon hélicoptêtre en librairie TODAY! + Concours

Parce que je n'ai peur de rien comme fille moi, je me lance dans le récit épistolaire en rimes. Bon, allez pas vous imaginer que c'est un croisement entre Les Lettres Persanes et Phèdre hein. C'est beaucoup plus dépaysant et dix fois plus dramatique. Et comme elle n'a peur de rien non plus, la fabuleuse Anne Rouquette l'a illustré!

et comme d'hab incapable de prendre une photo pas floue rhâ

Donc, chers lecteurs et chères lectrices, dites coucou au nouveau bébé, Lettres de mon hélicoptêtre, qui sort aujourd'hui en librairie!


Suggestion de présentation.
Ca commence comme ça:



En chemin, notre héroïne et son chat à gros mollets qui pédalent dans les airs rencontrent tout un tas de gens. Enfin, 'rencontrer' est un bien grand mot, puisque notre cycliste céleste ne se rend pas tout à fait compte de leur présence...

Sorry, Your Majesty...

Et ça se finit très mal, tout le monde pleure, se bat, s'entredéchiquète et ça traumatise totalement les enfants. Méééé non! C'est trop mignon, méchamment bien illustré et ça fait baisser la tension artérielle. Allez va l'acheter et ensuite ne laisse pas vélos et outils à la portée des enfants, ça risque de leur donner des idées.

Et puisque je suis fortement adorable, je vous propose, comme d'hab, un petit CONCOURS!

Pour gagner un exemplaire de ce délicieux ouvrage, dites-moi donc dans les commentaires quel a été le plus bizarre/ moche/ problématique/ sublime/ drôlissime SOUVENIR DE VOYAGE que vous ayez emporté dans vos bagages.

Faites péter vos histoires émouvantes, terrifiantes, fascinantes et lumineuses de trafic de drogue à votre insu, d'adoptions illégales de bébés tortues, de flacons d'huiles de truffe ayant éclaté dans vos valises et de LA MEILLEURE CHOSE QUE J'AIE RAPPORTEE DE VOYAGE C'EST MON MARI ON S'EST RENCONTRES A IBIZA LUV U MON BB <3 p="">
Toutes celles-là et beaucoup d'autres!!!

Vous avez jusqu'au 22 février, C'EST PARTI ALLEZ GO GO GO

samedi 3 janvier 2015

Bonne Année, casse-toi pas le nez

Salut, très nombreux et nombreuses lectrices et lecteurs de ce blog en perdition!

J'espère que ce troisième jour de l'année 2015 a fini de détruire pour de bon toutes ces bonnes résolutions très neuneu que vous avez prises après le troisième verre de champe le 31 au soir, surtout 'Arrêter de lire des blogs'. Personnellement, j'ai passé un très joyeux Noël et fort bon réveillon, et j'ai eu tellement de bouquins en cadeau (les gens ont l'air de croire que j'aime lire LOL) que je n'ai pas pu tous les rapporter dans mes valises. J'ai eu notamment le dernier Nicolas Grimaldi; un jour je vous dirai ma passion pour Nicolas Grimaldi, si vous avez deux ou trois semaines à tuer.

Moi aussi j'ai offert de nombreux bouquins à ma petite filleule, dont:

concentré absolu de rigolade

l'enfant étant, ce qui est compréhensible, obsédée par Zébulon


en même temps, qui n'a PAS offert cet album à Noël?

J'en profite pour vous faire part de ce joyeux add-on: Amazon Killer, inventé par un jeune Frenchie, qui vous permet de chercher des livres sur Amazon et ensuite de les acheter chez un vrai libraire! Là c'est la version pour Mozilla, si t'es sur Chrome ben tu cherches avec tes petits doigts, je vais pas non plus tout faire pour toi.

Il m'est aussi arrivé les choses suivantes:

1) Je me suis pété une côte! Je suis magnifiquement fière de moi car je ne l'ai pas fracturée bêtement en combattant un grand balèze qui essayait de voler le sac d'une vieille dame; non non, je l'ai cassée à la seule force de ma toux surpuissante. Du coup je vais passer janvier au lit avec ma nouvelle pote la bouillotte à pois multicolores:

"t'as de jolis cernes tu sais?"

2) J'ai fini d'écrire The Royal Bake-Off, le troisième tome de ma série pour Bloomsbury. Ca a été une véritable promenade de santé. FAUX! Ca a été un calvaire abominable. J'écrirai un article de blog un jour ou l'autre, sur mon lit de douleur, sur ce qui se passe quand on est 0% motivée pour écrire un bouquin parce que c'est affreusement difficile. Enfin bon, it's over, thank goodness. Jusqu'à ce que les corrections arrivent.

Rappel des couvertures par Becka Moor qui sont quand même fortement fun:




Ca me fait penser qu'il faut que je vous mette au jus que ces royales baby-sitters paraîtront en français chez Hachette cette année! (pas traduits par moi, je précise)

3) Je finis les corrections sur Les petites reines, mon prochain Exprim' chez Sarbacane. On a des combats féroces avec Tibo, notamment sur les questions suivantes; n'hésitez pas à me donner votre avis éclairé:

- Indochine est-il un groupe rock, pop, pop-rock? ou de tektonik?
- Est-il vraiment nécessaire d'avoir une play-list musicale pour un roman ado?  (niet)

Le mot d'ordre pour cet Exprim'-là, c'était:



Mais bon, j'ai quand même mis aussi de la cruauté gratuite parce qu'il ne faut pas non plus exagérer. 

4) Un autre bouquin fini expédié, c'est le splendide Lettres de mon hélicoptêtre, toujours chez Sarba, avec la magique Anne Rouquette, qui sortira en février. Regardez-moi cette couverture de haut vol (c'est le cas de le dire):



Ce sera vraiment un bel album et j'en tremble de fierté telle la maman d'Einstein. Le pitch: une petite fille se fabrique un hélicoptêtre et va courir le monde en compagnie de son chat. En chemin, elle écrit des lettres à ses parents restés bêtement en France! Heureusement, elle reviendra quelques jours plus tard pour le thé... avec quelques invités!

Bon, je vais en rester là pour le moment et vous promettre comme d'hab des billets moins autocentrés dès que possible.

BONNE ANNéE!