dimanche 22 juillet 2012

Ciel, mon logiciel!

Une fois n'est pas coutume, et je vous jure que je ne suis pas payée pour faire la pub de ces deux remarquables outils, je vais vous vanter les mérites de deux logiciels qui ont transformé ma vie amoureuse, mon style d'écriture, mon apparence, ma vie de famille, ma libido, mon sens de l'humour, mon talent pour le repassage, et m'ont fait maigrir de dix kilos. A l'extrait d'huile de lumière puisée au coeur des plantes, ces logiciels sont doux pour la peau, protègent l'environnement, et 98,7% des utilisateurs déclarent qu'ils vivent un bonheur parfait depuis qu'ils les utilisent et ne transpirent plus de dessous les aisselles.

Bon, tout n'est pas tout à fait vrai là-dedans, mais il fallait bien attirer votre attention. Voici deux logiciels qui ont, en réalité, transformé ma productivité. Et peut-être que vous n'en avez pas besoin parce que vous êtes du genre qui résistait déjà aux marshmallows à quatre ans et demi, mais moi, avec Facebook, Twitter (@blueclementine, pour ceux qui voudraient suivre), mes 3 adresses email et Google Actualités, j'ai du mal à me concentrer sur mes écritures diverses plus de vingt secondes.

Enfin, j'avais du mal. Mais deux petits téléchargements ont changé ma vie:

The outil de l'écrivain: Scrivener.

Scrivener est un logiciel de traitement de texte créé par un type qui a décidé que Word, en fait, quand on y pense, c'est tout pourri. Ca faisait longtemps qu'on m'en parlait, mais comme je suis du genre bourrue et vieille c****, je me disais 'Oh! ça! moi j'ai pas envie de perdre du temps à apprendre un nouveau truc compliqué, pfiou!' (avec un accent bourguignon ça va encore mieux, je sais pas pourquoi). J'ai donc, pendant 2 ans d'écriture de thèse, ramé avec des dizaines de documents Word inorganisables, à copier-coller jusqu'à dans mes cauchemars, à traumatiser mon ordi de recherches trans-documentales, etc, etc.

Et puis un jour où j'étais d'humeur aventureuse, je me suis dit allez jeune femme, on va cracher $28 pour obtenir ce truc-bidule dont toutes mes potes doctorantes me parlent. Ce furent les $28 les mieux dépensés de ma vie de doctorante et d'auteure.

Voici un petit aperçu d'akoisarsemble:


Et là vous allez hurler AAAH! c'est horrible! veux pas! comprends rien! mais c'est parce que vous êtes un/e vieux/vieille c**/** comme je l'étais moi-même. Je vous promets sur la vie de mon frère* qu'il vous faudra, au pire, deux ou trois jours pour vous y habituer. Ensuite, vous ne comprendrez plus comment vous avez pu un jour galérer avec Word.

Tout le génie de Scrivener, c'est que tout votre projet existe à la fois en petits bouts (chapitres d'un roman, sous-parties/ sous-sous-parties d'une thèse) et en entier, comme document unique. La colonne à la gauche de la capture d'écran montre toute la structure de ma thèse, par exemple, et en cliquant sur l'une des parties on y arrive directement. On peut les faire glisser vers un autre endroit en un clin d'oeil.

Le document central, sur lequel vous écrivez, peut être élargi en plein écran (vraiment vraiment plein écran, c'est-à-dire qu'il n'y a que lui sur votre écran - plus d'icône de Skype qui clignote, plus de notifications Facebook en transparence).

En mode non-plein-écran (comme là) on peut diviser l'éditeur pour avoir un autre document (à droite), qui par exemple contient des notes de recherche. Et enfin, à la toute droite de l'écran, il y a une carte d'index et un 'bloc-notes' associé à chaque document individuel.

C'est du génie. Et encore, sans parler d'autres applications, mais on n'a même pas besoin de tout utiliser, jusqu'à ce qu'on en ait besoin. Le tutoriel est incroyablement bien fait, même pour les astronomiquement nuls de l'ordinateur, et ça fonctionne sur Mac et sur PC. Evidemment, il va sans dire que ça s'exporte bien en .doc, .pdf, etc etc. Ca se télécharge ici, et c'est même pas obligé de payer tout de suite, puisqu'il y a une version d'essai de 30 jours. Dans mon expérience, les gens l'essaient et l'achètent en moyenne deux ou trois jours plus tard. Moi, c'était deux jours.

En fait, Scrivener c'est le traitement de texte qu'on aurait eu depuis le début si Word ne s'était pas dit qu'on avait besoin d'un truc pour écrire seulement linéairement avec quatorze mille options de formatage et de police. Scrivener n'est pas un outil de formatage, mais d'écriture. Tout est fait pour que ce soit aussi intuitif, flexible et productif que possible.

Et voici la deuxième merveille, beaucoup plus simple:

Cold Turkey, le logiciel qui te fait du mal pour te faire du bien

En d'autres termes, qui te coupe ton internet. Et on parle sérieusement, là, ok. Pas moyen de contourner l'obstacle. D'ailleurs, si tu te prends pour un petit hacker et que tu tentes de décoder l'engin, il te punit en te déconnectant pour une semaine. Avis aux sadomasos.

Cold Turkey est absolument gratuit (il existe seulement pour PC, je précise, mais il paraît qu'il y a un équivalent pour Mac qui s'appelle Self-Control), et on peut décider exactement de la durée de déconnexion qu'on veut. On peut aussi décider des sites à déconnecter: il suffit de cocher Facebook et Twitter et de décocher Wikipédia pour pouvoir continuer à faire des recherches en ligne sans vérifier toutes les trois secondes que tes potes n'ont pas publié des nouvelles photos de leurs vacances à Madeire à ton insu.

Je suis venu, j'ai vu, j'ai télécharju, j'ai écrivu 2000 mots en une heure et demie.

Ca se passe ici.

Voilou voilou, je suis bien consciente qu'il y a parmi vous des gens qui se gausseront que nous ayons à télécharger des logiciels pour couper une connexion internet qu'on paie les yeux de la tête, et qu'on ait en plus besoin de tout un tas de bidules pour écrivailler alors que les poètes des tranchées écrivaient sur des bouts de papier avec des obus qui leur sifflaient au-dessus du casque.

Certes.

Mais pour tous ceux qui ne sont pas de tels vieux schnoques, qui ont un petit problème de productivité et qui ont de belles choses à donner au monde au-delà des statuts Facebook, foncez!

* je n'en ai pas, mais si j'en avais un, je le ferais.

dimanche 8 juillet 2012

Les charmes discrets de la recherche google

Quand tu fais tes 'recherches' dans le but d'écrire un livre de fiction - surtout un livre d'aventures un peu barré destiné à des enfants de neuf ans -  tu te retrouves avec un historique de recherches Google joyeusement incongru. D'après le mien, voilà ce que j'ai demandé à notre oracle des temps modernes ces dernières semaines (et oui, je considère que M. Google est une vraie personne quand il s'agit de poser des questions):
  • prendre des empreintes digitales sur du verre
  • quand commence la saison des frelons
  • quel est le nom du truc blanc qui tombe des arbres
  • différences entre cidre et poiré
  • est-ce qu'il faut souvent réparer les gargouilles
  • chevaux qui tombent de la roche de Solutré
  • rythme de sommeil des loirs
  • médicament pour calmer les enfants
  • poids d'une fille de neuf ans normale
  • à quelle heure sont les vêpres
Et enfin une question que j'aurais mieux fait de poser à Bing:
  • est-ce que google a le droit de nous espionner

J'aime bien l'idée que Google compile une image complètement décousue et bizarroïde de ma petite personne au gré de ces recherches inexplicables, mais malheureusement je pense qu'il est plus intelligent que ça et qu'il a capté que je suis une écriveuse.

Une fois de temps en temps, quoi qu'il en soit, tu tapes un truc qui te semble tout à fait anodin et atterris dans un monde souterrain du web aux ramifications insoupçonnées. 

Ce fut le cas récemment, par exemple, lorsque j'entrepris innocemment de faire des recherches sur les gens qui escaladent les bâtiments, surtout à Cambridge et Oxford. Ces gens-là, chers amis, ne sont pas seulement les superhéros modernes et discrets de nos petites villes universitaires; ils ont aussi une communauté underground en ligne et hors ligne, avec ses codes, ses manuels, et son discours spécifique. 

Je me suis retrouvée à acheter cet incroyable petit bouquin, The Night Climbers of Cambridge ('Les escaladeurs nocturnes de Cambridge'). Il a sa propre page sur Wikipédia, et ce n'est que justice. Ecrit dans les années 30 par feu Noel Symington, alias Whipplesnaith, c'est tout simplement un manuel d'escalade des bâtiments cambridgiens. 

Vous y apprendrez comment escalader une gouttière (avec illustrations photographiques) - n'essayez même pas les gouttières carrées, elles sont impossibles à grimper. Vous y apprendrez comment atteindre la cime de la chapelle de King's College (encore une fois avec des photos extraordinaires). Si vous glissez, il vous reste trois secondes à vivre, alors profitez-en. Vous apprendrez comment sauter entre le toit de Gonville & Caius College et la Senate House. C'est très simple, en vérité, mais quelques béjaunes prennent peur alors qu'ils pourraient très bien couvrir une telle distance s'il n'y avait pas quinze mètres de vide en-dessous d'eux!

Ce délicieux petit livre est rédigé à la P.G. Wodehouse et vous transporte presque un siècle en arrière, du temps où tous les Porters de Cambridge portaient des chapeaux melon, où les filles étaient confinées à quelques colleges seulement, et où il était nécessaire d'apprendre l'art de l'escalade quand on ratait l'heure du couvre-feu dans les colleges.

Je ne sais pas quelle sera l'influence de ce livre sur le deuxième Sesame Seade, que je suis en train d'écrire, mais voici quelques exquis passages traduits par mes soins, en tentant de rendre le ton so British qui fait tout leur charme:

'D'autre part, observez ces gouttières dans la Nouvelle Cour de St John's, de l'autre côté de la rivière. Nous n'avons connaissance de personne qui aurait escaladé l'une des gouttières sur le mur nord de la cour en question. Ce sont les gouttières les plus hostiles de Cambridge.'

'Côté nord un contrefort ouvre une alcôve dans laquelle le corps d'un homme se niche plaisamment. La cheminée est trop large pour être confortable, et il se peut qu'il soit impossible pour un homme très petit d'atteindre le mur d'en face, laissant ses pieds pendre piteusement dans l'air comme la luette d'un éléphant.'

'Nous pourrions écrire bien davantage au sujet de Pembroke si nous avions plus de détails. Sa pierre est bonne, les escalades y sont légion, et nous recommandons chaudement à tous les escaladeurs nocturnes d'y rendre quelques visites. Son hospitalité est généreuse et sincère, et il engendre ces Anglais forts et silencieux qui mâchonnent leur pipe dans la jungle de Malaisie mais échouent à leurs examens.'

'Et c'est ainsi qu'après une bonne nuit de travail, nous rentrons chez nous au college ou dans nos résidences, en nous disant qu'après tout, peut-être que nous n'assisterons pas au cours de neuf heures demain matin.'

Cette dernière, naturellement, aurait pu être écrite hier.

jeudi 28 juin 2012

Ferme-la et écris ton livre

On se connaît à peine, mais ça fait dix minutes que tu me bassines à me dire que tu as toujours voulu être écrivain un jour ou l'autre. Evidemment il faut que tu trouves le temps, l'énergie et le bon logiciel de traitement de texte. Mais des idées, ça, tu en as -  oh là pour ça pas de problème. Tu as l'histoire et les personnages et le décor et tu me saoules tellement avec tous les détails de ton intrigue supracompliquée que j'en ai les yeux qui pleurent les larmes de tous les bâillements que j'essaie valeureusement de contenir à l'intérieur de ma gorge.

Et alors que je m'émerveille des trésors de politesse que j'arrive à dénicher dans les confins de ma boîte à outils spéciale interactions sociales, mon monologue intérieur est sur une fréquence très différente de celle de mon pilote automatique qui me fait interposer des "Oh, ça a l'air super intéressant!" entre deux propositions subordonnées relatives interminables de ton interminable synopsis. En fait, ce qui se passe dans ma tête, c'est ça:

FERME-LA ET ECRIS TON LIVRE!!!


Si tu veux que des gens s'intéressent à ton histoire, ferme-la et écris ton livre!

Si tu veux savoir ce que valent tes idées, ferme-la et écris ton livre!

Si tu veux savoir si tu sais écrire, ferme-la et écris ton livre!

Si tu veux être écrivain, ferme-la et écris ton livre!

Si tu veux écrire un livre, ferme-la et écris ton livre! 

Un écrivain, c'est quelqu'un qui écrit. Je me fiche qu'il écrive bien ou mal, qu'il soit publié ou pas, qu'il écrive pour enfants, pour adultes ou pour kangourous. La seule condition nécessaire et suffisante, c'est qu'il écrive. Ferme-la et écris ton livre, ou alors tu n'es pas écrivain. Ferme-la et écris ton livre, ou alors c'est pas un livre.

Tu veux vraiment savoir ce que je pense de ton histoire?

Franchement ma chère, je m'en contrefiche.


Du moins, jusqu'à ce que tu la fermes et que tu écrives ton livre. 

Alors, ça y est?

lundi 18 juin 2012

Bien réceptionné...

... mes exemplaires auteur de La pouilleuse, roman jeune ado chez Sarbacane!

Je suis vraiment ravie, ils sont très beaux, couverture et papier très épais et agréables au toucher, quatrième de couv impeccable, couverture intrigante et symbolique...

Comme il ne sort que fin août, pas encore de concours! mais le temps venu, il y en aura un exemplaire à gagner.


samedi 16 juin 2012

5 astuces pour écrire pour les enfants

Traduction d'un billet que j'ai écrit pour le London Writers' Club (version originale ici)


1) Voyez grand

Les enfants aiment tout ce qui est grand, et pas seulement les dinosaures. Ils peuvent gérer les mots compliqués qu'ils n'ont jamais vus avant: c'est ce qu'ils font depuis qu'ils sont nés. Ils peuvent gérer les sujets difficiles, sombres, tabous: ils n'arrêtent pas de demander à leurs parents de les leur expliquer. Ils peuvent gérer l'humour: ils voudraient souvent que les adultes en aient un peu plus. Ne leur donnez pas de petites histoires confortables et banales.

2) Lisez des livres pour enfants

Si vous n'avez pas ouvert un bouquin pour enfants depuis votre enfance, votre texte sera tellement nul que tous les autres manuscrits sur le bureau de l'éditeur le persécuteront sans merci jusqu'à ce qu'il se jette spontanément dans la corbeille à papiers. Ceux qui voudraient être auteurs pour enfants et qui ne lisent jamais de livres jeunesse passent leur temps à réinventer la roue (et pas très bien). Jetez un oeil aux livres superbes qui sont publiés de nos jours et prenez le temps d'apprécier et de comprendre cette littérature si belle, complexe et innovante.

3) Ne suivez pas les modes

C'est tentant d'écrire une épopée de licornes punk dans un sous-marin si c'est ce que tout le monde est en train de faire. Mais pendant que vous vous embêtez à planifier votre trilogie 'pas tout à fait comme les autres', les éditeurs sont déjà partis sur une nouvelle tendence (dystopie préhistorique avec extra-terrestres). Et même si vous arrivez à faire publier votre oeuvre, elle sera vouée à être consommée et digérée en un temps record par les fans frustrés et gloutons des histoires d'un autre auteur.


4) Pensez hybride

La littérature jeunesse a un certain nombre de 'genres' bien définis - des contes animaux aux journaux intimes d'ados, en passant par les histoires de ballerines. Mais se confiner à un genre ne fonctionne plus vraiment. Les meilleurs livres sont les hybrides - ceux qui mélangent les recettes. Pas la peine d'aller imaginer un championnat de foot dans l'espace entre écoles de loups-garous, mais les jeunes lecteurs aiment le sentiment d'aliénation et de familiarité que les histoires hybrides provoquent.

5) N'écrivez pas votre bouquin sur un coin de serviette en papier à l'heure du déjeuner

Il a fallu 15 ans à J.K. Rowling pour écrire Harry Potter.  Respectez les enfants, la littérature jeunesse et les autres auteurs pour enfants: il n'y a rien de plus insultant pour eux que les gens qui pensent que c'est facile. Ne faites pas l'auteur qui 's'abaisse' à la littérature jeunesse parce qu'il n'arrive pas à trouver d'éditeur pour ses romans pour adultes. Passez du temps à faire des recherches pour votre histoire - les enfants vérifieront vos assertions. Passez du temps à lire des critiques de livres jeunesse. Passez du temps à structurer, à écrire et à corriger. Passez du temps à parler aux enfants, et à les écouter.

D'autres astuces? Prenez la parole dans les commentaires...

mercredi 13 juin 2012

La couv' du prochain...

... la voilà!

La pouilleuse, fin août 2012. Roman jeune adulte chez Sarbacane, soutenu par Amnesty International.

Il a sa page sur mon site ici! Et j'ai hâte de le voir arriver, déjà tout bien imprimé, d'ici peu...


dimanche 3 juin 2012

St Nom c'était canon et Andernos c'était chouettos

J'ai eu peu le temps de bloguer récemment, honte à moi, parce que le mois de mai a été un vrai gruyère - j'étais tout le temps partie, que ce soit en colloques (voir article ci-dessous) ou surtout en interventions scolaires et salons. Et c'était fantastibuleux, donc je vous en donne un petit aperçu ici!

D'abord je suis allée à l'école de St Nom-la-Bretèche qui a créé un nouveau prix de littérature jeunesse - le Prix par Surprise! St Nom d'un chien, c'est le meilleur nom de prix que j'aie jamais entendu. Je suis venue y parler de La plume de Marie, qui a été lu et étudié par des CM1 - quand je pense qu'on m'a dit, à sa sortie, qu'il était 'trop compliqué' pour des enfants... je peux vous dire que ceux-là ne se sont pas laissés impressionner!

On a fait des ateliers alexandrins, des vrais trucs avec douze pieds et une rime à la fin! et ensuite les élèves sont venus les lire devant la classe en costume d'époque... enfin, en chapeaux, plumes et boas (presque) d'époque:
Merci mille fois aux deux classes de CM1 motivées, drôles et créatives, et aux maîtresses qui savent si bien leur donner envie de l'être... Il y a un petit reportage sur les interventions ici, à partir de la 43e minute du journal, on voit ma bobine et celles des élèves:


Grand Angle - Mercredi 16 mai by YVELINESPREMIERE

Ensuite c'était le moment du salon de littérature jeunesse Grandilire, d'Andernos-les-Bains, avec des interventions scolaires en amont. Grand écart entre la maternelle et la 6e en passant par des CM2! Cette fois, ils avaient étudié Les petites filles top-modèles (enfin, pas les maternelle, hein!). Moi qui pensais que c'était plus un livre de divertissement qu'un livre à étudier, j'avais tort - grâce à l'intelligence et à l'énergie de M. Geneste (qui a un blog de littérature jeunesse ici) et Mme Goux en 6e, et de Mme Constantin en CM2, j'ai fait face à des élèves incroyablement bien préparés, qui avaient trouvé plein de choses à dire et à étudier sur l'univers de la mode et du mannequinat des petites filles. Et les garçons les premiers!

un exercice d'écriture autour des Petites filles...

Encore une fois, des profs extraordinaires qui ont su faire bosser leurs élèves en les divertissant... et qui ont aussi bien de la chance d'avoir des élèves aussi cool. Solène, Pakita, Marty, Malo, Clara, Vivien et tous les autres, plein de bisous et merci pour les tartines de fromage! (ils avaient lu quelque part sur mon site que c'est ce qui me manque quand je suis en Angleterre...)

Et ensuite on a tous fait salon à Andernos le samedi, avec de chouettes rencontres - Véronique Hermouet et ses dédicaces-oeuvres d'art, Didier Jean et Zad (mon nouveau couple préféré au monde, ils travaillent ensemble 24h/24, sont ensemble depuis 33 ans et se tiennent toujours la main), Rascal-qu'on-ne-présente-pas, François-Place-idem, Max Ducos qui m'a fait deux portraits de moi tellement cool qu'ils risquent de se retrouver bientôt dans les pages de ce blog (tu es prévenu Max), et Frank Prévot qui avec François Place formaient le duo comique de choc du weekend.

Du coup j'ai fait ma groupie: 

avec François Place...

avec Zad et Didier...


... et puis mon petit stand à moi 100% Talents Hauts (on n'avait pas vu venir On n'a rien vu venir!)





Sur ce, je vous laisse en remerciant l'incroyable équipe de Grandilire, surtout Martine et Dany mais aussi tou/te/s les autres bénévoles hyper adorables et bien organisé/es. Et pour la route, une photo d'une dédicace magistrale de François Place toujours... 

... mais histoire de casser un peu le mythe quand même, regardez ce qu'il avait fait de la nappe du dîner le soir d'avant:
à bientôt!

Clem