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lundi 20 novembre 2017

Boîtamo!

Une autre interruption! sorry, le billet hebdomadaire sur l'écriture créative arrivera demain... (t'as vu comment je trouve une bonne excuse pour ce retard dû à un weekend intense et une autre deadline hier?)

Mais attention ce n'est pas rien! c'est une INTERVIEW BOITAMO!

Si jamais vous n'aviez pas assez vu ma tronche en robe noire dans la vidéo précédente, vous pouvez voir ma tronche en combipantalon noir dans cette vidéo-ci, parlant de la littérature ado:


C'est quoi Boîtamo? Une initiative incroyable du non moins incroyable Tom Lévêque, que vous connaissez bien si vous êtes ne serait-ce qu'un minimum informé en culture LJ. Lui et sa fine équipe filment depuis plusieurs mois des auteur/es jeunesse et en tirent ces mini vidéo-interviews magnifiquement filmées, superbement montées, parfaitement préparées et bellement présentées.

En clair: si jamais vous trouvez ça nul, c'est vraiment la faute de l'auteur/e, parce qu'avec un écrin pareil, faut vraiment être un gros morceau de charbon pour ne pas briller.

Mais je vous rassure, vous trouverez pas ça nul. Il y a plein d'autres vidéos super sur leur chaîne YouTube: Oriane Charpentier, Timothée de Fombelle, Anne-Laure Bondoux et j'en passe... avec d'autres à venir.

Abonnez-vous à leur page facebook !

Merci beaucoup à Tom, Camille, Emilie, Victor, Julia et Virgile.

dimanche 27 novembre 2016

Vrac

Vinzou, je m'aperçois que ça fait 2 mois que je n'ai rien posté sur ce blog, et ce n'est pas faute de nouvelles. Mais le trimestre universitaire est intense - et à peine commence-t-il à toucher à sa fin que c'est l'heure de Montreuil! où vous me retrouverez, si vous le souhaitez:
  • le samedi de 10h à 12h chez Hachette, et de 16h à 18h chez Sarbacane
  • le dimanche de 14h à 16h chez Sarbacane.
En vrac, quelques autres news, surtout autour de Songe à la douceur. Cela fait maintenant deux mois que le livre est sorti et je suis enchantée de l'accueil qui lui a été réservé. Je n'ai jamais reçu autant de messages et de lettres, pas seulement pour Songe mais aussi pour Les petites reines qui a été, du coup, 'relancé' par la mise en avant de Songe.

Je me protège autruchément des avis, mais il y a eu des chroniques de Songe sur de nombreux blogs, ainsi que dans La Mare aux Mots, Libération, le Figaro, Télématin, Néon Mag, Causette, sur France Inter, et d'autres. La page 'revue de presse', mise à jour un peu trop sporadiquement, de Songe à la douceur est ici.

youpi matin-in-in
J'ai aussi eu la chance d'être interviewée par de nombreux blogs et sites lors de la sortie et après. La Voix du Livre a publié un entretien très complet, en plusieurs parties, ici. Merci aussi aux Histoires sans Fin pour une interview vidéo au sujet du livre, si ça vous dit de voir ma tête pendant 17 minutes:



In other news, La Charte des Auteurs et des Illustrateurs pour la Jeunesse a lancé cette semaine sa grande campagne annuelle pré-Montreuil, avec une série de photos absolument géniales pour parler, poétiquement mais pragmatiquement, des faibles pourcentages de droits d'auteurs accordés en jeunesse, en montrant de manière très concrète ce qu'ils permettent d'acheter au quotidien par livre vendu (indice: pas grand chose). Je ne sais pas si j'ai le droit de reproduire les photos ici, alors allez voir sur leur site ou leur page Facebook les superbes photos de Laura Stevens.

Voici ma contribution:


Sur ce, à très vite, promis.

mercredi 28 novembre 2012

Choses et d'autres

Ca fait 26 jours que je n'ai pas blogué, honte à moi - et pourtant j'avais promis de pondre un ou deux billets de non-autopromotion. Sauf qu'il y a:

  • La thèse qui s'écrit et qui doit être corrigée
  • Les étudiants en licence qui écrivent et qui doivent être corrigés (*craquement de fouet*)
  • Les livres (anglais) qui s'écrivent
  • Les livres (français) qui s'écrivent
  • Les livres (anglais) qui ne s'écrivent pas par manque de temps
  • Les livres (français) qui ne s'écrivent pas par manque de temps
  • Des Français qui écrivent qui viennent voir les Anglais qui écrivent pour parler de littérature (vous suivez?)
  • Le dodo.
Bref, le blog, là-dedans, est un peu à la traîne.

Promis, la semaine prochaine, quand les 'petits' de licence rentreront chez eux en vacances, j'aurai plus de temps.

En attendant...

Une interview sur La littérature jeunesse de Judith et Sophie, où je parle de littérature jeunesse, de mon parcours et de La pouilleuse.

Une interview ce matin sur France Info, dont je mettrai le lien en ligne quand je connaîtrai l'adresse. 

Et d'autres chroniques au fil du web:

D’un livre à l’autre, 1/11/2012: ‘L’écriture concise et sèche de Clémentine Beauvais plonge le lecteur dans l’horreur qui ne peut qu’être spectateur du déchaînement de haine qui  s’abat sur cette petite fille sans défense. L’humiliation qu’elle subit est insupportable.  Notre narrateur, David, nous transmet les faits froidement sans prendre réellement conscience de ce qui est en train de se passer. L’angoisse est omniprésente. On suffoque. Ce roman qui met en scène les préjugés, et les actes qui en découlent, de ces cinq adolescents, appelle au questionnement sur l’effet de groupe et la capacité de ces jeunes à faire ou non la part des choses sur l’origine de leurs actes et surtout sur leurs conséquences.En conclusion, un court roman qui vaut vraiment le détour. Une histoire horrible et glaciale, où la violence se vulgarise et devient prétexte à un passe-temps pour des ados à la dérive. A découvrir !’

Culturopoing, 1/11/2012: Coup de Coeur (10/10). ‘Peut-être est-ce du au jeune âge de son auteur, en tout cas ce roman ne fait pas semblant. C’est l’histoire de cinq lycéens qui font l’école buissonnière et dont la journée dérape. En chemin vers le studio de l’un d’eux pour y traîner, ils kidnappent une petite fille qui a des poux et la maltraitent. Le narrateur est celui d’entre eux qui doute le plus du bien-fondé de l’opération, pourtant du fait de sa position de nouvel arrivant dans le groupe, il ne s’autorisera pas à intervenir. Malaise, bêtise, ambiguïté, excès, ce récit d’un réalisme frappant s’enchaîne sans jamais perdre de souffle. Préjugés et responsabilité en sont les thèmes forts, amenés avec grand talent.’

Maman Baobab, 12/11/2012: ‘On ne sait pas pourquoi ni comment, toutes les barrières sautent. Et le lecteur suit, dans la vraisemblance, le groupe qui enlève l’enfant, la séquestre dans un appartement, avec au moins un objectif admis, celui de l’épouiller. Pour le reste, pour la suite, je vous laisse ouvrir vous même ce roman pour découvrir jusqu’au ils vont tous aller, s’entraînant les uns les autres, entre leaders et moutons silencieux, ils seront tous responsables, tous coupables. La narration est menée avec brio, tout en tension par Clémentine Beauvais qui  pointe tout de rouge, la limite fragile entre le racisme dit ‘ordinaire’ et des scènes qui pourraient tourner à l’horreur. Il y a moins d’un pas, et c’est bien là, le drame. J’ai refermé le livre, un matin dans le train. J’ai eu mal au ventre un bon moment dans la matinée, le noeud dans la gorge, le mal de mer. Rien de surprenant que je pense que ce roman puisse s’inviter dans mon sommeil.’

La littérature jeunesse de Judith et Sophie, 13/11/2012: ‘En lisant ce livre, j’ai été confronté à pas mal de sentiments mais c’est la honte qui l’emporte. Le talent de l’auteure, c’est d’être parvenu à nous raconter une histoire immonde en montrant à quel point ça pourrait être réel et commis par n’importe lequel d’entre nous. Finalement, est-ce vraiment une fiction ? Combien de fois, des histoires de ce genre nous sont racontées aux informations ? Ce sont des dérapages, dont l’issue peut être fatale. Ce roman nous montre juste l’histoire de l’intérieur avec les bourreaux en première ligne. On a tous de quoi trembler avec ce livre ! Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre, je ne crois pas que ce soit le genre de livre qui s’aime ! Par contre, ça donne à réfléchir et finalement, n’est-ce pas l’intérêt de la littérature ?’

Et bientôt, promis juré, un peu moins de moi!

Clem

vendredi 2 novembre 2012

Quelques mots dans la mare

Oui je sais, j'avais dit que le prochain billet serait un billet normal et pas de l'autopromo mais j'ai pas encore eu le temps de l'écrire! considérez ceci comme une annexe du billet précédent. Ou fermez la fenêtre avec dédain, c'est comme vous voulez. 

Mais bref, j'ai donné une interview à La mare aux mots et vous pouvez la trouver ici! j'y bavarde de mon pârcôurs, de littérature jeunesse et de La pouilleuse. Et vous pouvez aussi gagner un exemplaire dudit chef-d'oeuvre. Je l'ai lu, et si j'étais vous je le lirais aussi.

lundi 13 février 2012

Tour on the Books: l'interview de Sylvie Baussier

Dans le cadre du Tour on the Books, blog d'interviews croisées d'auteurs lancé par Mélanie Lafrenière, j'ai eu le plaisir d'interviewer Sylvie Baussier, auteure de livres documentaires et de fiction pour enfants!


1) Bonjour Sylvie! double question classique pour mieux te connaître: comment es-tu venue à l'écriture, et pourquoi écris-tu (en majorité) pour la jeunesse?

J’ai toujours tourné autour des livres… Les livres, les histoires, c’est ce qui m’a permis de tenir la tête hors de l’eau quand j’étais gamine et que ça n’allait pas toujours bien dans ma famille et dans ma tête. Mais il me manquait, sans que je le sache, des gens et des livres qui m’aident à comprendre ma réalité. J’ai fait des études de lettres, puis de bibliothécaire, puis j’ai été éditrice pour des encyclopédies grand public pendant une dizaine d’années. Je cherchais ma voie, je suppose.

Donc il y avait la lecture, et en parallèle l’écriture, par bribes. Mais en faire mon métier… C’est comme si on m’avait dit qu’un jour des rats allaient se transformer en laquais, des citrouilles en carrosse… Carrément impossible!
Et puis il y a eu un déménagement, une période de chômage, des interrogations, des routes possibles… Les premiers livres que j’ai publiés, chez De La Martinière, il y une quinzaine d’années, parlaient du deuil et du handicap: j’écrivais pour les ados des livres que j’aurais bien aimé avoir sous la main à leur âge. J’ai donc publié un livre, puis deux, puis trois… Et j’ai vu s’ouvrir une possibilité : vivre de ma passion!

2) Quand on regarde ta bibliographie, on est impressionné par le nombre de livres informatifs pour enfants et adolescents. Qu'est-ce qui te plaît particulièrement dans ce type d'écriture? Qu'essaies-tu d'éveiller chez les enfants?

J’écris des documentaires parce que j’adore apprendre, et tenter d’ouvrir des univers aux enfants et aux jeunes. Bien sûr, tout est à portée de leur main, théoriquement, avec l’Internet. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le documentaire pour la jeunesse connaît une crise. Pourtant, les recherches d’information sur le net demandent souvent des compétences dignes d’un documentaliste, et ne dispensent pas d’une vision du monde. Lire des infos sur les droits des enfants sur des sites, par exemple, n’aide pas forcément à comprendre la balance entre droits et devoirs ! C’est bien pourquoi écrire un livre documentaire demande un travail fou… Un travail qui semble invisible… Comme s'il n'y avait pas d'auteur!

Cela dit, pour moi l’écriture est un chemin. La fiction m’a très longtemps intimidée, et je m’y fais enfin un chemin, seule et en duo. Pour moi, c’est un bonheur!

3) Tu as publié récemment chez Oskar deux romans sur les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima (coécrits avec Pascale Perrier). Peux-tu nous en dire plus sur ces deux romans? Comment l'idée est-elle née, et comment avez-vous écrit l'histoire à deux?

J’ai commencé à écrire avec Pascale Perrier il y a trois ans environ. Nous avons débuté par un roman qui va sortir chez Oskar au printemps 2012 sous le titre “Classé confidentiel”. Nous avons beaucoup aimé travailler ensemble, nous aider mutuellement à avancer… 25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, nous avons voulu montrer par une histoire que ce événement n’est pas que du passé : c’est aussi, malheureusement, le présent de milliers de gens qui habitent autour du site. Et quand ce livre est sorti a eu lieu la catastrophe de Fukushima. Les éditeurs nous ont proposé d’écrire sur ce sujet. Nous avons hésité, et pris notre décision: il fallait faire saisir aux enfants ce que le Japon avait subi. Ce qui nous pend au coin du nez. Là encore un vrai roman. Transformer la matière d’une veille documentaire quotidienne en fiction a été un vrai défi!

Pascale et moi adaptons notre travail à deux selon les projets: c’est très souple. La constante: un grand respect mutuel, pas de concurrence, de la bonne humeur, et le désir de créer les histoires les meilleures possibles!

4) Tu as aussi publié un album sur les sans-papiers, un autre sur Henri Dunant... Te décrirais-tu comme une auteure 'engagée'? est-il important pour toi que tes romans et albums expriment un commentaire sociopolitique?

Je me sens très concernée par ce qui se passe dans le monde. “Courrier international” est l’une de mes lectures quotidiennes. Et je me sens souvent indignée ! Pour moi, écrire est une façon d’agir, de la façon qui est le plus à ma portée. Je fais partie de RESF, et Amin sans papiers est un album qui découle de cet engagement. Raconter la vie d’Henri Dunant, qui aurait pu choisir une vie bourgeoise et confortable mais a préféré défendre toute sa vie la cause des blessés de guerre et créer la Croix Rouge, c’est raconter que nous avons tous le choix de nos actes.

5) Quand tu n'écris pas, que lis-tu? Qui sont tes auteurs et quels sont tes livres préférés, ou qui t'inspirent particulièrement, pour enfants et pour adultes?

Parfois, il m’est arrivé de me sentir mal, et de réaliser pourquoi; je n’avais lu aucune fiction depuis une ou deux semaines! Lire m’est aussi indispensable que respirer (bon, un peu moins, d’accord!). Je ne m’inspire pas spécialement d’un auteur ou d’un autre quand j’écris, mais il y en a plein que j’admire! Pour en citer quelques-uns : Roald Dahl, Philip K. Dick, Murakami, Marie N’Diaye, Arto Paasilina… En ce moment je lis Tobie Lolness, de Timothée de Fombelle, que je trouve très bien fait. J'aime beaucoup aussi Combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat… Mais la liste serait sans fin! D’ailleurs j’ai fini par taper sur Word une liste de mes livres préférés, et j’adore les échanges de coups de foudre littéraires! Si cette liste intéresse quelqu’un, elle est à votre disposition!

6) Sur quoi travailles-tu en ce moment, et sur quoi rêves-tu de travailler dans le futur?

Je peaufine pour la collection “Histoires de la Bible" chez Nathan un roman inspiré du personnage d’Abraham; je prépare une série de romans pour plus jeunes dont les premiers vont paraître en juin (chez Nathan aussi), j’écris pour les ados chez Gulf Stream, sur les langues et les rêves (collection “Et toc”) et je poursuis mon aventure pour les Kididoc, des livres animés passionnants à mettre au point… Et je poursuis mes aventures littéraires avec Pascale! Eh oui, c’est éclectique, un peu comme mes lectures. En tout cas je vis de ce que j’aime faire, et ça, c’est aussi merveilleux que de voir une citrouille se transformer en carrosse!

Voici l'adresse du site de Sylvie
http://baussier-auteur.monsite-orange.fr

Et quelques titres parus:
- T'as la tchatche! ill.A. Rouquette; coll. Et toc! ed. Gulf Stream, 2012
- Le Kididoc des Comment, ill. Didier Balicevic, éd Nathan, 2011
- Japon touché au cœur, Fukushima, roman co-écrit avec Pascale Perrier, éd Oskar, 2011
- La Course au pôle Sud : Amundsen et Scott, éd. Oskar, 2011
- Le travail, tout un monde! ill. Elodie Balendras, éd Milan, 2011
- Le Kididoc des Pourquoi, ill. Didier Balicevic, éd Nathan, 2010
- La fabuleuse histoire de l'empire du Ghana, ill par Dialiba Konaté, Le Seuil, 2010
- Le Grand livre de la vie et de la mort, illustré par Sandra Poirot Cherif, éd Milan, 2010
- Handicaps… Le guide de l’autonomie, Hydrogène, de La Martinière, 2008

vendredi 14 mai 2010

Interview pour BSC News

Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance d'être longuement interviewée par Martine Bréson, spécialiste de la littérature jeunesse, qui a longtemps chroniqué à la radio et travaille aussi pour le journal en ligne BSC News.

Voici donc l'article tiré de cette interview. Je suis très reconnaissante à Martine de m'avoir consacré autant de pages, d'autant plus que ses questions étaient subtiles, intéressantes et érudites. Cette interview m'a permis de m'exprimer en détail sur Samiha et les fantômes et d'expliquer l'idée derrière l'histoire et les résonances politiques.

Deux petites erreurs à relever: je ne suis pas franco-écossaise, j'ai simplement un ancêtre écossais, et je vis à Cambridge et non pas à Londres... à part ça, c'est tout vrai.