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mercredi 6 novembre 2013

Dans les salons

Dans les salons, il se passe des trucs très bien et il se passe aussi des trucs, disons, enfin, des trucs comme ça quoi:

ton zizi va tomber et il sera mangé par les cafards

en même temps, c'est pas moi qu'elle va aller réveiller la nuit en pleurant. Mais j'ai une conscience morale quand même.
je vole une anecdote à la géniale Axl Cendres, qui m'a raconté qu'un jour elle s'apprêtait à signer un agenda pour une collégienne qui s'est soudainement écriée: 'NOOON PAS SUR CETTE PAGE!!! C'EST L'ANNIVERSAIRE DE ROBERT PATTINSON!!!'
mais pleure pas comme ça, les miens sont presque aussi bien tu sais
et vlan, prends-toi ça dans les dents!

Enfin le reste du temps c'est quand même pas mal de marrade. D'ailleurs même quand ça se passe comme ça c'est un peu de la marrade quand même.

allez bises je file!

ps oui je sais ce post n'est pas sur la vie universitaire comme il devrait l'être cette semaine mais je me suis dit que ça ne vous intéresserait pas d'entendre parler des usages de PowerPoint pendant les colloques. Mais si ça vous intéresse, allez là pour le lire en anglichois

jeudi 11 avril 2013

Une Escale à Bordeaux

J'ai fait un triplé en B ces semaines passées: Bruxelles, Bruges, Bordeaux.

Bruxelles et Bruges, c'était en amoureux donc je vais pas vous montrer les photos, non mais oh, bande de voyeurs, vous avez cru que c'était un skyblog ce site ou quoi? Mais par contre, le salon L'Escale du Livre à Bordeaux, c'était en ma qualité d'aûteûre et donc du coup, un petit récit s'impose...

Il y a eu d'abord deux jours de rencontres scolaires épuisantes mais épanouissantes avec des 3e qui avaient lu La pouilleuse, et des 5e et 6e qui avaient lu La plume de Marie. Des rencontres hyper bien préparées avec des profs motivés et charmants et des élèves plein de questions intéressantes.

Les pétillants sixième et moi qui dépasse

Les jolies troisième et moi qui ne dépasse plus.

Avec les 5e et les 6e, on a inventé des alexandrins et on a fait des saynètes tirées de La plume de Marie...

Les alexandrins c'est trop l'éclate
Ensuite c'était salon, et donc rencontres avec des tas de gens très cool et coucou les restos bien sympas de Bordeaux. Je précise qu'on s'est couchés tous les soirs à des heures dont ma petite horloge biologique n'avait jamais entendu parler, qu'on s'est un peu gelé les orteils et que je suis donc tombée malade. Accessoirement, j'ai aussi percé une dent de sagesse. Quand je suis revenue à Paris j'avais donc à peu près la consistance de l'huître fine de claire du bassin d'Arcachon. Mais c'est parce qu'on a fait tout ça:

Une soirée pour les dix ans de Sarbacane, avec le génial Insa Sané qui nous a fait du slam et la complètement barrée (et adorable) Axl Cendres:

Il connaît à peu près tous ses livres entièrement par coeur. Oui oui.


Axl dans sa rendition savoureuse du 'poète de mes couilles'
myself lisant La pouilleuse, coachée par Insa

Ensuite on a signé aux quatre veines...

Clan Sarbacane!
Et puis j'ai rencontré Keith Richards:

Alias Alex Sanders, qui m'a demandée en mariage. Je le laisse un peu mariner avant de lui donner ma réponse. Je suis pas une fille facile comme ça malgré les apparences.

Bref, l'Escale, c'était vraiment très chouette. J'ai pu enfin rencontrer Martin Page dans la vraie vie. J'ai aussi bien traîné avec Jean Paul Mongin, LE monsieur des Petits Platons (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une super collec' de bouquins sur les philosophes pour enfants). J'ai eu un autographe de Marie NDiaye. J'ai rencontré Alexandre Lacroix, LE rédac'chef de Philosophie Magazine auquel je suis abonnée depuis ma plus tendre enfance, enfin au moins 2 ou 3 ans. J'ai acheté et dévoré son bouquin Voyage au centre de Paris, que je vous conseille plus que vivement et dont je reparlerai dans un prochain billet.

J'ai aussi acheté et dévoré le délicieux Mon Amérique d'Alice de Poncheville, qui est un petit roman vraiment éblouissant, réaliste magique/ surréaliste/ pastoral/ inclassable, qui me donne envie de quitter un peu mes récits urbains pour des contes en pleine nature...

Et puis il y avait aussi Serge Bloch, et Rébecca Dautremer, et Nadja, et plein d'autres auteurs/ illustrateurs géniaux dont le susmentionné Keith Richards Alex Sanders, Kris di Giacomo, Isabelle Gil, Jean Lecointre, Max de Radiguès, Amélie Graux, Magali le Huche, etc. J'ai fait une bonne moisson d'albums dédicacés pour ma petite filleule Violette:


Marrainitude ✔

Et ensuite je suis rentrée la mort dans l'âme mais bien contente de retrouver mon lit. Et puis retour à Cambridge où m'attendaient...

mes exemplaires auteur de Sesame Seade tome 1: Sleuth on Skates!

oh la belle pile qui m'a détruit le dos à les trimballer jusqu'à chez moi!
ils ont quand même de très chouettes canards à l'intérieur
et une carte du college de Cambridge dans lequel vit Sesame...
et quand y en a plus, y en a encore!
Lancement de la série le 2 mai.

En attendant elle fait quoi la Clémentine à votre avis?

A. Elle fait la fête.
B. Elle fait des gâteaux.
C. Elle fait des origamis à base de tickets de métro.
D. Elle fait sa thèse de doctorat.

Les quatre réponses étant tout aussi prenantes les unes que les autres, je vous laisse.

àpluche

Clem



mercredi 31 mars 2010

Des hauts et débats

Le débat entre Salman Rushdie et Paul Auster a volé très haut hier, vu qu'ils se sont posé à eux-mêmes à peu près toutes les questions qu'on aurait pu leur poser. Le pauvre Augustin Trapenard, qui tentait d'orchestrer l'événement, n'a pratiquement rien eu à faire puisqu'à chaque fois qu'il abordait un sujet ils sortaient des dissertations en trois parties et trois sous-parties absolument impeccables et ne nécessitant aucune relance.

Le premier quart d'heure, comme de bien s'accorde, a été consacré à la fatwa de Rushdie, qui a clos le sujet rapido avec une petite vanne provocatrice : 'Je me permets de vous faire remarquer que dans ce petit différend qui nous a opposés, l'ayatollah Khomeini et moi-même, il y en a un des deux qui est mort, et ce n'est pas moi'. Quel homme.

Et puis les deux écrivains ont rappelé, à mon plus grand bonheur, qu'une bonne histoire est la clef d'un roman, l'équivalent du moteur dans une belle bagnole. Ils ont tous les deux rendu hommage à la tradition orale et aux contes pour enfants. Ils ont même envoyé quelques piques bien senties aux écrivains du début du XXe qui ne sont pas, selon eux, des 'storytellers'.

Il y avait évidemment (et je dirais même heureusement) énormément de monde pour la rencontre, mais on a réussi à bien se placer en arrivant 25 minutes à l'avance. Soudain au milieu du débat une espèce de gros vieux bonhomme est venu pousser tout le monde sur la gauche et apparemment il puait sévère vu que la troupe de bourgeois dans laquelle il s'était tapé l'incruste ont directement enturbanné leurs écharpes autour de leur nez en fronçant les sourcils. Le gros bonhomme a pris à peu près douze mille photos d'Auster et Rushdie sur son portable, et puis il est reparti à la grande satisfaction des indisposés.

Il semblerait que le Salon du Livre ait embauché pour cette rencontre à la fois la meilleure interprète anglais-français du monde et la plus nullissime. La meilleure traduisait Auster, la plus nulle Rushdie, c'était extrêmement amusant. On a eu droit à de magnifiques erreurs de traduction de la part de la seconde, qui nous a notamment traduit 'disagreement' par 'désagrément'. J'avais envie de crier 'CALQUE!!!' et d'enlever cinq points dans la marge comme faisait mon prof d'anglais au lycée dans ses corrections de versions.

Bref, c'était une excellente rencontre, assez inattendue dans un Salon où les 'événements' ont plutôt impliqué Geneviève de Fontenay, Lionel Jospin et autres people dont on se demande bien en quoi ils sont liés de près ou de loin à la littérature.

J'y retourne cet après-midi pour un dernier débat public, espace Julien Gracq à 15h30, avec d'autres lauréats du prix du jeune écrivain.

dimanche 28 mars 2010

Je suis venue, j'ai vu, j'ai dédicaçu

<-- Moi hier, après 2h au Salon du Livre.






Vu au Salon du Livre:
- Stéphane Guillon doublant 234955830204 personnes qui faisaient la queue pour les toilettes.
- Lionel Jospin monopolisant six équipes de télévision et le double de radios.
- Paul Auster faisant genre il comprenait très bien le franglais baragouiné par ses fans venus lui demander des autographes. 'Plize misteur Austère, an autographe, I rili rili laïke your boukse'
- Frédéric Begbeider, lui-même sur une estrade.
- Anna Gavalda. Bon d'accord, pas vraiment "vue". Gavalda, c'est comme le boson de Higgs, on voit très bien la masse gigantesque de groupies qu'elle charrie mais pas elle en fait.
- Antoine. Oh yeah, le Antoine de 'Ma mère m'a dit Antoine fais-toi couper les ch'veux'. Aucune idée de ce qu'il dédicaçait mais en tous cas les écrivains autour de lui avaient l'air morose.
- Mazarine Pingeot, enfant cachée (enfin, cachée derrière un cumulonimbus de chasseurs de dédicaces).

Et nous, les Lauréats Du Prix Du Jeune Ecrivain (moins nos deux Camerounaises, Nina et Lydiane, et notre Québécoise Laurence), avons Dédicacé De Notre Plus Belle Plume ce magnifique ouvrage qu'est L'enfant sur la falaise et autres nouvelles. Bon, je sais que j'ai l'air ironique en disant ça mais c'est un bon bouquin, je vous jure. Le truc très cool, c'est qu'on a fait PLEIN de dédicaces. A qui? Mais très chers, à:
- Papa, Maman et Copains des lauréats.
- D'autres lauréats qui ont fait circuler leurs propres bouquins.
- L'équipe du PJE
- ET MIRACLE! à DEUX je dis bien DEUX personnes qui sont venues nous acheter le bouquin sans nous connaître!
Ca valait bien un cocktail triomphant et un dîner chez Clément après! En définitive, une bonne soirée.

samedi 27 mars 2010

Salon du Livre de Paris 2010


Je vais cet après-midi au Salon du Livre de Paris pour dédicacer le recueil de nouvelles 'L'enfant sur la falaise et autres nouvelles', qui rassemble les nouvelles lauréates du Prix du Jeune Ecrivain, en compagnie des autres lauréats. Je me demande bien qui va venir nous demander une dédicace, puisqu'on sera entourés de Vrais Ecrivains Fort Célèbres. J'imagine le dilemme dans la tête du visiteur:

"Alors d'un côté j'ai Amélie Nothomb, et de l'autre côté un groupe de quatorze non-écrivains qui ont gagné un concours de nouvelles. LE CHOIX EST CORNELIEN."

Ben quoi, vindiou, faut bien laisser la place aux jeunes, ma petite dame. Ca va être marrant de revoir les autres lauréats du PJE, que j'ai rencontrés lors de la remise des prix à Toulouse en novembre dernier. En lisant les nouvelles je m'étais dit directement que j'allais m'entendre avec untel ou unetelle, juste comme ça en lisant leur prose, et ça n'a pas raté - les nouvelles qui me plaisaient avaient été écrites par des individus qui m'ont plu.

Ah oui, si vous voulez acheter le recueil, cliquez ici!