vendredi 7 août 2015

Revue de presse!

La presse, beaucoup d’auteurs jeunesse en font, parce que c'est chouette et en plus c'est bien payé (enfin comparé à l'édition traditionnelle, hein; on va dire que tu peux prendre le sandwich lyonnais supplément cornichons la prochaine fois que tu vas chez Pomme de Pain, au lieu de devoir grignoter une assiette en carton discrètement dérobée). Bien sûr, il y a des joies et des contraintes à la fois: c’est bien payé certes, mais c’est très calibré; les délais sont courts, mais on a le produit fini en main très vite; les cahiers des charges sont très définis, mais on a toujours des espaces à conquérir; ça disparaît très vite, mais on peut récupérer nos droits. C’est un exercice de concision, de vitesse, d’efficacité, avec un vrai potentiel d’énergie, de liberté et de drôlerie.

En France, en plus, on a du bol parce que la presse pour enfants est de très grande qualité. Il y a une longue tradition du magazine et du journal pour enfants.

Récemment j’ai commencé à travailler pour ce monde-là. J’ai maintenant fait plusieurs histoires pour le super magazine belge de philosophie pour enfants Philéas et Autobule, que je vous conseille fortement pour éveiller vos petits Platons à la réflexion (une allusion à une autre maison d’édition de philosophie pour enfants s’est glissée dans cette phrase; sauras-tu la retrouver?).





Ma première histoire dans le Philéas et Autobule numéro 44, ‘Le raccourci’, vous dira peut-être quelque chose, car elle est basée sur une histoire publiée sur mon blog il y a quelques mois - qui leur a donné envie de me contacter.




(Comme quoi, ça vaut la peine d’écrire 12.459 billets de blog pour le simple plaisir d'offrir; au bout de 5 ans, on commence à voir le retour sur investissement.) Depuis, j’en ai écrit deux autres: la prochaine est une petite histoire sur le thème de ‘Jusqu'où peut-on aller pour que les autres nous aiment?’. J'y raconte le triste sort de quelqu'un qui se subdivise à l'infini pour plaire à tout le monde.

J’ai aussi commencé une série d’histoires, plus longues celles-ci, dans le mensuel d’énigmes policières Moi je lis, chez Milan. C’est effroyablement fun: des petits romans pour les 8-11 ans, qui racontent une vraie enquête, avec indices, hypothèses, suspects, etc. Mes deux héroïnes-détectives s’appellent Jo et Cass; elles sont soeurs, elles vivent à Audre-sur-Manchue dans le Pas-de-Calais (spéciale dédicace à ceuzécelles qui comprendront où c’est), elles pilotent des ULMs et des Zodiacs, et elles ont un gros chien nommé Grabuge.


Dans le premier épisode, Le trésor de la falaise (numéro d’août), il est question de blockhaus et de butin de guerre. Dans le deuxième, qui sortira en janvier prochain, il y aura des dinosaures et des maracas…


Je suis en pâmoison devant les dessins de Grégory Elbaz, qui a rendu à merveille les paysages de falaises et de plages de la côte d’Opale.



IL Y A UN LECTEUR DE CODES SECRETS #COOLITUDETOTALE
L'occasion de rappeler que si tu sais pas quoi offrir au petit neveu de la voisine de ta tante par alliance pour son anniversaire, un abonnement à un magazine est une idée pas nulle du tout.

Sur ce je vous souhaite de bonnes vacances car je pars demain pour un gros colloque (grocolok) et ensuite j'enchaîne direct avec une semaine de vacances donc je risque de ne pas écrire de nouveau billet de blog avant fin août.

http://www.jonathanrosenbaum.net/wp-content/uploads/2010/08/parapluies-de-cherbourg-catherine-deneuve.jpg
mais je sais que toiiiii tu m'attendraaaaas

5 commentaires:

  1. Bien payés par la presse enfantine, les auteurs ?! J'avais fait un petit calcul rapide en 2012 : l’OJD nous informe que J’aime Lire a eu en 2011 une diffusion mensuelle moyenne payante de 135 946 exemplaires. Le prix d’un numéro est de 4,90 € soit 4,64 € ht. Le chiffre d’affaire mensuel hors taxes d’un J’aime Lire pour Bayard a donc été en moyenne de 135 946 X 4,64 € = 631407 € (un peu moins sans doute du fait des abonnements). La pige d’un J’aime Lire versée à l’auteur est actuellement [en 2012] de 1498 € (brut, soit 1379,51 net). Cette pige représente donc environ 0,24 % (sic !) du montant hors taxes des ventes mensuelles. Si un auteur de J’aime Lire était rémunéré en droits d’auteur (au taux actuel de Bayard Editions qui n’est pas excessif : 5 %), il percevrait 31 570 euros. Allez, divisons cette somme par deux, puisqu'après tout, il n'y pas que l'histoire dans J'aime Lire mais aussi des jeux, Tom-Tom et Nana, de la pub aussi... 15 000 euros, versus 1500... C'est à actualiser, mais ce n'est sans doute guère plus brillant aujourd'hui. En même temps, ils sont une quinzaine au comité de rédaction, à éplucher un malheureux texte de 15 000 signes, il faut bien les nourrir...

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    1. hé bien... le constat est éloquent...

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    2. Ah oui... Vu comme ça, ça calme !!!

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